@Percevoir l’Ouvert pour arpenter son Ciel
lundi 19 septembre 2011
si
mardi 28 juin 2011
dimanche 13 février 2011
lune
mardi 8 février 2011
clepsydre
Là,
au coeur du motif de ses mondes
effets de flous et silences
elle interrogerait le reflet des bleus et blancs
Se permettrait une rotation aux intervalles de temps
Trouverait ainsi la distance incertaine des brouillards d'écumes aux levers de soleil
Unirait les lignes d'or rayons de son imagination au vide énigmatique
et
dans un entre-deux couloir perspective
échapperait à la vitesse du monde
lundi 8 novembre 2010
Prolonger le souffle du pinceau sur la toile : Arachné
araignée du matin...
de J.M. KELLERN
Pourquoi tu ne bouges pas ?
L'araignée fait la sourde oreille, celle qui n'entend que les frissons de la toile sous le vent.
"Mina, mais c'est la mouche que j'attends !
Et un jour, ma mouche viendra..."
Pour tromper l'impatience,
tous les rôles sont bons à jouer pour la petite fille...
Mais l'araignée sourde oreille,
confondue avec la vibration de sa toile d'attente,
reste muette et immobile au bord du vent.
Chaque jour, pendant des heures,
Mina est dans le jardin,
assise devant le massif de marguerites,
à espérer en vain un éclair de griffes et de venin.
C'est le temps des vacances,
le temps du vide à attendre que cela passe
et celui des jours sans fin qui s'étirent autour d'elle comme une bave.
Ses jambes sont raides, envahies par les fourmis ...
jusqu'au moment où elle se lève, déçue :
le mouvement tant attendu ne viendra pas.
D'un geste, elle déracine une grosse marguerite,
et en trois coups de pinceaux,
elle frappe l'araignée et efface la toile...
- Imbécile !
Tu vois ce que tu as gagné à rester comme ça sans bouger !
Sans rien faire d'autre que d'attendre ta mouche comme une princesse !
Depuis des semaines, l'araignée était sa seule amie.
Le soir même, Mina faisait sa première fugue ...
Aucune pensée ne vient jamais troubler l'araignée.
Aucune agitation ...
Il y a juste un moment où elle danse entre les pierres,
les feuilles et les fleurs, suivant les angles concentriques de l'ombre
et de la lumière, son abdomen tissant les formes de la magie
qui la relie au monde.
Il y a un moment où ses pattes la propulsent en un point de la toile,
où son corps tourne autour de la proie,
où ses mandibules absorbent les chairs liquéfiées et les sucs vitaux.
Il y a un moment où elle est immobile comme une étoile au bord du vent,
où rien n'existe en dehors d'elle que la musique du monde.
A être là sans rien attendre, complète et simplement vivante.
- Mais qu'est ce que tu attends ? dit Mina à l'araignée.
Pourquoi tu ne bouges pas ?
Quand la silhouette de la petite fille éclipse le soleil,
l'araignée ressent une douce variation de température
comme un nuage qui passe.
Il y a juste un moment où elle meurt sous l'impact de la marguerite.
Un moment où la toile se déchire. Mais aucune déception.
L'araignée n'a jamais cru aux mouches ...
dimanche 3 octobre 2010
d'encadrer un court instant le ciel
mardi 24 août 2010
sequoia
Lorsque qu'elle n'a de cesse d'imaginer d'autres mondes , d'habiller les réponses du possible.
Lorsqu'elle crie d'explorer l'autrement entre densité violente et doux balancement des branches.
Présente mais assourdie comme si on acceptait tout à coup de stopper l'agitation sereine d'une palette riche pour questionner le lieu, de suivre l'appel et se perdre en lumière dans une si forte impression
Vibrante sous les sequoias bleus.
samedi 19 juin 2010
immersion
mercredi 9 juin 2010
trouée chimérique
ceux qui passent,
cieux qui restent perceptibles au fil des heures vaporisées.
Observer minutieusement ces ciels d'annonces voiles grises poudrées,
ces hampes d'aciers menaçantes chargées d'attentes
ces eaux égarées s'allumant du jour.
pour déposer là leur coquille, une forme ou l'espace s'inscrit matière chimérique.
dimanche 23 mai 2010
Fragments Vernissage
Conviée à ses pensées
accrochées temporaires
Elle assemblait ses fragments de rêves
ces signes que l'ordre de la transformation n'épuise
Se confondait en espaces imbriqués,
fragments donnés des mots corps
pour jaillir matière des murs à l'assaut des regards et n'avoir comme langage que l'écoute des yeux venus à sa rencontre.
Alors s'opérait la magie correspondance de ces mondes multiples invitant le spectateur à s’y introduire.
Shekinah Rodz
samedi 8 mai 2010
Blanc
vendredi 7 mai 2010
Fusain vasescommunicants Partage avec Jeanne
Fusain
(du fusain à la peinture : une esquisse)
un crayonné au fusain.. une esquisse du bout des doigts..
tu l'effleures, le dessines..
juste dans ces instants-là.. ses traits ne sont que pour toi..
le soleil approche l'horizon
et te poser là, campée sur tes envies,
maintenant.. face à toi.. la toile.. peu importe la couleur..
face à toi.. cette toile.. et ce besoin impérieux de prendre et tes pinceaux, et tes couleurs..
peu importe.. peindre..
ne plus être que mélanges et pastels
retrouver sous ton pinceau ce qui t'anime..
parfois tendre.. parfois plus ferme.. plus violent..
ne compte que l'odeur de ton atelier
ne compte que ce qui naît sous ton pinceau..
parfois..
un temps d'arrêt..
comme si rien ne venait plus..
l'horizon se fait brumes et sombre
peu importe..
tu restes là..
tu ne décrocheras pas..
tu sais que là.. quelque pas plus loin.. tout sera fini..
mais te reste tant encore à faire pour colorer ton monde..
et rien ne vient..
vide.. creux..
plus de résonance..
la nuit s'avance.. se fait velours..
et tout te reviens..
ces rouges tendres, ces verts anis comme d'autres émeraudes..
tout te reviens..
cette lumière qui berçait le jour..
te revoilà à sourire..
tu as repris tes armes et tu peux faire.. enfin.. ce que tu veux de cette toile..
tu as retrouvé ce qui t'animait.. ses traits..
ta muse
lundi 26 avril 2010
s'exprimer en desormais pour un instant ...

C'est ce moment abstrait du bleu
qu'elle voulait explorer,
cette saturation colorée de l'instant sans résistance aux propositions d'airs dans un bruit de reflets,
cette volonté d'appropriation du bleu,
comme la mer ravale ses contradictions mêlant ses lourdeurs mystérieuses aux clairs destins du vent.
elle comblait l'espace de formes vagues sans contours, plongeait par contraste dans une vacuité insondable happée vers un passé presque nostalgique.
Suivant la ligne ouverte d'une veine elle attendait qu'une lame venue de l'océan vienne la sortir de son engourdissement
que le jeu des profondeurs laisse flotter ses mots jusqu'à l'effleurement minéral de souvenirs fossiles échoués sur des bancs de silice.
Elle s'étirait en fluidité, divisait en bandes l'unité d'une gamme étroite de turquoises, s'attachait à l'agitation de bleu marin, fragmentait la continuité d'un bleu métaphorique, voguait sur la matière
comme si la peinture pouvait écrire les mots d'azur pour tendre vers le large.
vendredi 2 avril 2010
vase communicant, partage avec Lambert Savigneux, inspiration
touch ! suspens du toucher les deux sens en contact, touch c’est autre chose, c’est l’expérience de l’autre dans ce non encore ligne de contact , feu dans la stratosfaire
oui , ce texte je l’ai trouvé chez Doneda ,
l’écoute, du souffle de l’imperceptible que l’air conduit,
un simple que ,
une relative sans suite comme le son que semble déchirer cette entente à atteindre le vide du mot, jolie expérience que ce vertige à peine ébauché, crissement à l’égal du blanc les mots accrochent le silence , la porte de l’inaudible, que
c’est le rythme plus que le sens des mots , c’est ce serpent qui bouscule en douceur par en dessous
l’imprévisible et la place qu’il laisse , au temps dans les interstices, les mots dans les sons les re-son et les non-sons , avant , après , au delà tout est dans ce murmure où des lignes de contact ces chantages de la vibration ces relations au son du passage de l’un à l’autre, massacre où les frétillements de sens, par la queue de tanche de haut en bas l’impromptu des couleurs à peines murmurées , quand elles se diffractent, marmoréennes, à l’insu et en cisaillement, les vagues comme coupées par un ciseau buté, imparfait même il tranche, déchire au hasard des fibres, c’est là que le son couleur s’inscrit à l’espace, dans cet outrepassement, ce surgissement de son absence, un petit rayonnement de son entre les lignes, c’est là que ça devient intéressant le reste est remplissage les couleur saturées qui cachent à force de hurler , formes etc . une brêche dans la craquelure ou l’outrage de la truelle, mais la texture , pompeux mot pour désigner ce frottement son être-là et son plus-là, soudain, à la mesure de la disparition rend l’écho la trace qui murmure, le temps , le corps une salive, un frisson, et quand le dire alors des geysers de crêtes des mots des tourbillons de silence à attendre, puisque l’absence absorbe, mais ce n’est pas qu’une absence l’anse anche os de la ou présence ou tout ce que les mots veulent désigner, cerner , bâillonner, c’est à l’aspérité quand désigner, dessiner est passé détrempé, que se joue en retard l’ étonné, là de l’anticipé , hors de l’énoncé, trait qui échappe à lui-même en devant et en avance , selon un schéma fixe, une pensée qui s’interpelle en dehors de la pensée quand elle s’oublie et révèle un entrebâillement, un art horizon, là je vois le surpassement de Scully, l’air, “no stranger to air”, retour des carrés bien formé à des lignes fixes tracées au cordeau mais en couches successives malgré tout le débord et le rebord pensent dans les remords, les fébrilités du peintres, osées, alignement qui permet la marge et l’a peu près, peut être même une révolte dissimulée à peine formulée, un simple gros oeuvre laissé pour compte contredit l’obstination à construire, cet écart dit ce qu’il faut entendre les stridences inocentes imperceptibles vaporisent des émanation quand elles se touchent, se recouvrent, se recoupent , l’essentiel est là le reste n’a plus d’importance , la bavarditude se perd dans les pointes des sons de ce qui se devine du non-peint, de l’enduit en dessous, des traces qui s’étant résolues à se taire causent,
Doneda c’est pareil , c’est à l’aventure du souffle en devant de lui , par pour surprendre mais se surpendre, suspendre, l’heure des orateurs , ceux qui péroraisonnent, braillent quoiqu’il fassent c’est dans ce relâchement de la volonté quand ça retombe, dès lors plus besoin de prétendre, la tension s’arrime et dans la résonance dans la traque mais comment traquer sinon en déraison,
la vaillance de l’air à la couleur claire, intermède la cessation du réel
ARB_DE
le vent la mer, ‘écaille, le temps qui fond va te le dire
brânme l’âne qui brâme anima ou brahma tout est dans les a coiffés ou pas ouverts ou fermé continu ou discontinu droite entre fil et entre son le rire pourrait pleurer en courbe c’est à la pointe qu’il s’attend
le bonheur
bon heurt
se résume à s’approcher des limites de ce qui est dit et un grand apaisement survient car ce qui est dit résonne , c’est dans ce re-son et la fréquentation de l’inaudible, l’invisible, l’inarticulé que se résorbe peut être le fatras ou la tentative d’exprimer, cette construction utopique pour donner forme face à l’usure du temps de la surface , dans la violence et l’effacement , ou ,
la poésie replonge dans le bouillon du silence ce qui se croyait dit , ce qu’il croyait dire , couleurs , mugissements , sons et effort démesurés face à leurs marges dans le silence ou le résorption des vécus, les appels du sens ,
finalement parlent d’elles mêmes ces têtes et queues du son , face à l’inouï ,
fascine cette tentative de porter le son dans ces contrées là , vers l’effacement, le murmure porteur de l’ensemble, dans le heurt aussi et la cisaille et la coupure, la réconciliation ,
quoiqu’il soit, c’est au dela dans le contact de la touche, du néant révélé
la poésie , là ou rien de prévu n’advient ,
ou le mot ne peut fabriquer du silence
se laisse dire en une échappée quand on lui lâche la queue et que retombe dans l’inexprimé , prend tout son sens ,
la construction est utopique elle cache l’essentiel et le dévoile, pourtant aux yeux de tous qui savent relâcher,
l’art, une tentative de s’y préparer ;
en quelques mots c’est ce que dit Miro lorsqu’il parle de l’artisanat qui finalement ne lui importe pas , il dit l’important c’est quand l’art se fait dans le silence de la pensée ; à l’improviste, en marchant , la tête vide .
Les autres participants aux Vases communicantes d’avril:
Kouki Rossi et Luc Lamy
Pendant le week-end et Ruelles
Jean Prod’hom et Juliette Zara
Marianne Jaeglé et Anthony Poiraudeau
Cécile Portier et Loran Bart
Christophe Sanchez et Murièle Laborde Modély
Christine Jeanney et Kathie Durand
Sarah Cillaire et Anne Colongues
France Burguelle Rey et Eric Dubois
Fleur de bitume et chez Jeanne
Mathilde Rossetti et Lambert Savigneux
Antonio A. Casilli et David Pontille
RV.Jeanney et Jean-Yves Fick
Brigitte Giraud et Dominique Hasselmann
Guillaume Vissac et Juliette Mezenc
Michel Brosseau et Arnaud Maïsetti
Florence Noël et Brigitte Célérier
François Bon et Laurent Margantin
Michèle Dujardin et Olivier Guéry
mercredi 24 mars 2010
Tatouage
mardi 9 mars 2010
Pulsion

Elle avançait par suites séquentielles
d'un gris-bleu mat feutré,
osait les formes turquoises hardies,
alliait l'ocre vivant aux tons les plus clairs,
carressait l'écume pour glisser jusqu'au blanc pur sensible ou plus avisé.
Peignait le vague d'une mer hasardeuse, en composait les couleurs,comme embarquée sur une musique ouverte à tous vents, à toutes intempéries.
S'enfonçait dans les profondeurs d'un langage n'étant ni celui des signes,ni celui du verbe mais celui des sons articulés aux tons codifiés, irréductibles.
Supperposait un carré sonore
comme la pa
rtition tendue, entendue de sa pulsion intérieure.
jeudi 4 mars 2010
le point aveugle de ma rétine

Il existe une lumière lointaine de pierre broyée qu'un souffle dessine,
Saisissante lumière insaisissable des ciels imaginaires aux bleus distants et des jours accomplis,
une lumière chute du temps, une lumière silence.








