@Percevoir l’Ouvert pour arpenter son Ciel

dimanche 16 août 2009

jeu d'ombre





Maintenant, encore,

Elle s'écharpait sur un vase col de cygne, étreinte fusionnelle entre la surface polie et l'exubérance de ses ondulations.

D'un mouvement audacieux de figures libres elle créait l'illusion se jouant de frontières transparentes bientôt imperceptibles.

Elle tournoyait de rouges, s'échappait en arcs déformants, se cambrait de bronze sur ses anses, s'emprisonnait de noir dans son bec.

Défiant les angles et l'intensité diffuse, elle s'enroulait, s'accrochait en spirales nues et pâles laitances sur les parois glacées.

Elle était comme absorbée par ce corps froid et lisse quelle caressait de demi lunes argentées et nimbait de douceur.

Elle rayonnait, explosait, s'abandonnait ruisselante cascade.

Puis, co
mme si de toute évidence il lui appartenait, comme si le temps s'était arrêté, comme si rien n'était venu s'interposer entre ce corps diaphane et son enveloppe fugitive, elle se mourait dans un brouillard léger pour se confondre en une multitude de bâtonnets bleus rappels fragiles à l'injustice de n'avoir qu'une vie.





samedi 15 août 2009

ombre flottante





Elle avait supposé que c'était une ile qu'elle survolait, une ile ou probablement une nacre géante de quelque nébuleuse offerte à l'océan en guise de partage.

D'un vol soyeux, elle s'approchait de ce continent caché aux reflets irisés , érigeait des remparts, noircissait des rues , cernait , caressait leur surface, leur donnait volume, profondeur, striaient leurs contours et les habillaient d'une éclaboussure folle.

L'horizon annulé par la mer se soudait au ciel plomb.

Elle s'élançait du haut d'une falaise taillée en brosse, rebondissait sur des rochers , se mourait,et s''inscrivait en soulignant leurs plis, se jouait des rondeurs, revivait en une fraicheur brutale dans un jaillissement écumeux qui ralentissait sa chute.

C'était ici, dans une parfaite pureté linéaire qu'elle ployait sous le poids du décor, frappée par le charme émanant d'un contraste établi entre puissance et fragilité de la matière.

Elle cherchait un écho aux nuages adoucis d'un blanc vaporeux en petites taches d'ocre rose tendre soigneusement déposées de ci et là faisant ressortir le dessin du déroulement des vagues, et accentuait leur mouvement désordonné en une profusion de gris pâles.

Extravagante elle s'attachait parfois en rigueur géométrique ou mouchetait les eaux métalliques d'un gris acier.

Après l'agitation d'une escapade entre les flots, elle s'inclinait doucement pour ne pas faire obstacle aux regards.

Ces derniers ont une durée de vie si courte.









jeudi 13 août 2009

ombrepersienne


Découpée en lanières, rayée par le jour.

Elle perdait peu à peu son caractère d'isolement,
se tordait sous la percée de l'arme blanche, se répandait,
se perdait en lignes verticales tremblantes, fragmentées
sombres et pâles, contrastes dégradés, systématiquement alternés.


Battements de paupières.

Se souviens des arbres du murmure des feuilles

Elle dissociait couleurs et contours.


Se souviens du bleu nacré de nuages perles grises

S'efforçait d'annuler l'opposition entre le fond et la forme.


Se souviens des mains et des regards

Masquait la profondeur contre l'intrusion d'éléments étrangers pour laisser s'échapper un court instant une lueur plus hardie.

Se souviens des ces gens qui courraient sur le quai

Dissimulait courageusement encore l'espace quelle devait obstruer, puis plongeait inlassablement du dedans au dehors se conjuguant en arabesques, elle précisait la direction des lignes pour s'étendre se confondre avec l'extérieur jaillissant.

Se souviens d'un rien

Brusquement, on tirait le cordon.

s'envoler par le soupirail ..... elle disparut

mardi 11 août 2009

ombre post'it





S'envoler par le soupirail...

Elle était en retard,

Prolongeait la rondeur d' une note réelle, premier accord à l'harmonie du jour succédant au timbre funeste d'un réveil alarmant tel un rapace nocturne dominant sa proie.

Elle s'étirait sur le mur lentement, recherchant la souplesse des rayons, leur chaleur stimuli nécessaire à lui rendre l'apparence et la clairvoyance.

Ses pensées s'agitaient petits feuillets temporels, formules de mots, carrés magiques d'écriture colorés, re-positionables au gré d'un tracé de vie calqué sur sur la surface du mur.

Elles s'élançait traversant l'improbable distance d'un espace sans pesanteur, ni codes pour atteindre l'abstraction sans résistance elle franchissait le miroir.

elle avançait comme se dirige une flèche vers une cible fixée en progression muette.

Peu à peu, sans que ses contours se modifient elle se confondait avec quelque floraison, devenait combinaison complexe d'irisations multiples

Se trouvant assez près pour présumer qu'il s'agissait d'une forme appartenant à son imagination, elle empiétait déployant sa vision sur un espace sans cesse accru de la matière sur lequel il lui semblait qu'elle fut posée.

Elle pensait discerner une efflorescence aérienne aux nuances changeantes toujours en mouvement.

Agrafé de nulle part, écorné par le vent, froissé par trop d'impatience à transmettre l'information, il était là en variante illusoire , point incontournable, avenir sans détour :

Post 'it : TELESOUPIRER

Elle le survolait, s'en imprégnait, pensant que les voies de sa logique de cheminement ne sauraient être que celles d'un labyrinthe elle se précipitait pour s'y perdre à jamais dans d'autant de nuances de gris infinis jusqu'à d'opalescence.

temporiser l'intemporel - temps libre - rêver....

lundi 10 août 2009

'autoportrait dune #ombre

"Il me plait bien l'idée de Télésoupirer dans l'#ombres d'un #vasescommuniquant"


Se retourner, rassurante présence,
Ajuster quelques pages volantes-volées à l' imprimante, bille en tête,

Laisser l'esprit traverser la main plus formée à agir en touches nuancées par la douceur du pinceau ou la dureté d'une brosse sur la surface de lin,

L'idée en soi se concrétisait prenait corps se calibrait se diluait en encre.
Elle se contrastait suivant les courbes de rondeurs aplaties, en une multitude de petits points attractifs d'un noir rayonnant. Usait de caractères audacieux, de signes jouant sur la surface de leurs empreintes posées, Elle en respectait l'espace et se confondait en mots sur des lignes invisibles sacrifiées parfois au profit d'une régularité de formes décoratives.

Pour plus d'aisance en l'expression elle choisissait la rigidité d'une couverture A4 d'Humanoïdes Associés qui traversant l'opacité par trois paires d'yeux charbonnés sortis du 'sommeil du monstre' d'Enki Billal avaleraient sans doute le surplus de ses débordements en complices obscurs.

Prenant soin de ne pas éveiller leur soupçons ayant à son actif déjà suffisamment chercher l'embrouille en se désintéressant de la poésie de ce peuple 'Vogons' irritables.
Elle remis à plus tard son départ pour Le dernier restaurant avant la fin du monde.'
Elle s'affirmait d''une voix intérieure que Deleuze, aussi pouvait attendre et se moquait secrètement des critiques éventuelles d'un Barthes et de son écriture blanche.

Elle ressentait ce besoin de Télésoupirer vers une lueur diffuse.

Donner tout pouvoir à son étendue d'âme, s'accorder en quelques caractères, sans ponctuation ni signe particulier une clé d existence nouvelle. (Restant, toutefois, à une distance d'ombre affective effective :-) . En apparence, elle donnait sa confiance.

Fouillant l'espace mémoire qui traditionnellement l'aurait placée anonymement en marge sur la toile de scènes importantes elle s'inscrivait dans ce tableau en repli de 140 caractères.
Elle apparaissait, disparaissait, chinoisait bavarde dans un rectangle étroit, consciente de ses limites et frustrée de ne pouvoir s'étendre.

Elle répondait de ci et là par ricochet, rapportant les reflets plus ou moins lumineux de quelques autres sensibles dont elle avait fait la connaissance en clair obscur ces derniers jours.

Au théâtredesombres elle se prit à jouer,
portes ouvertes,
à
trouver les billets
Il suffisait d''un clic lien pour accéder et choisir l'hébergement particulier d'une image vraisemblable.


Poursuivie dans chaque mouvement par une griffe amie.
qui de toute évidence conseillait un auteur
(
attirée sans doute par une réflexion entendue) : "homme moderne joue plus facilement avec sa souris qu''àvec sa langue...)

Elle découvrait l'auteur @arf,

Fut il ou Versa il .... il renversait les rôles, fractionnait l'action, libérant les zones d'#ombres informelles avec une volonté de matérialiser l'immatériel de quelques rayonnements partagés, imageant leurs humeurs et de leurs expressions .
Il fixait sur la toile nos représentations fugitives , les mettait en scène, saisies au vif elles s'animaient au diapason des mots. Tel un marionnettiste entremêlant nos fils de tweettsoi imaginaires.

Le rythme était donné au choeur du thêatredes#ombres, les rôles distribués. Un éclair de spotflux lui traversait l'esprit elle reconnaissait l'affiche :

sombrehérolocal
l@ambikoalakemu dont le vent de l'inspire avait préalablement arraché le couvre chef et rematérialisé en fond de bibliothèque

saouledecerisier
@_ibutterlin_philolémurienne aux parfum sensibles et technicienne du cbookmark

souslarbre
@lusoncle (billet d'absence... )

sousl'emprisedusoupirail
@mro7i (rires)

Narguant, bravant la pâleur de cette première page de blog il lui fallait trouver la réplique une sorte de contrepoint éclairant l'estompe incertaine.
elle poursuivait, poussait sur la toile ce curseur témoin qui clignotait arbitraire au rythme chaotique de ses pensées.

Etait- ce d'avoir trop bu aux #vasescommniquants enivrée par les mots.

Libérée elle s'envolait
..... par le soupirail en s'estompant.