@Percevoir l’Ouvert pour arpenter son Ciel

samedi 30 janvier 2010

Fuir

Insidieuse envie que de briser les limites d'un cadre,

voir le jour le temps d'un acte éphémère

redéfinir un nouvel espace.

s'imprégner de cette toile encore blanche pour insuffler la vie en vibrations bleues une sorte de rendez vous avec l'émotion.


Masquer cette fragile espérance de faire surgir de la matière une parcelle du réel, un plein de ses empreintes ,

et de là suivre le sillon creusé pour une nouvelle expression pour, tout simplement, dire "'existe" sans qu'implique nécessairement une "rature" du temps ou les regrets s'éterniseraient sur un air qui nous compose ou nous décompose.

vendredi 15 janvier 2010

outre-monde


Elle évoquait un monde qui s’écroule et périclite docilement.

Absurde et impuissante, en proie à ses fissures,

elle devinait son ombre sur la toile qui oscillait dangereusement, prête à tomber, à tout instant, celle-ci s’allongeait et se rétractait dans une pulsation éphémère qui laissait envisager la persistance d’une humanité probable.

Subissait la mémoire perdue de sa propre vie, l'oubli de sa propre image, si elle en était arrivé à l’oublier, comment pouvait-il en être autrement du reste?

Donner la parole aux choses anonymes et muettes, les percevoir belles et durables mais pourquoi se volatilisaient-elles sitôt qu'elle les avait tenues, pensées, ces espaces morcelés et insulaires, sans pont possible, prisonniers de leur individualisme et de leurs fêlures.

L'ocre brun attestait la fermeté du sol, on se dit que cela va
de soi, fantaisie, cruelle parfois, la couleur comme métaphore, le mélange des teintes de ces terres mêlées l'entraînaient au delà de toutes résignations.

Peindre , elle devrait s'efforce
r de rendre cette symphonie humaine. Par contraste avec un ciel comme solidifié, le paysage par endroit assombri perdait sa substance comme un monde qui se consume, se consomme et s'étale sans frontière, ce n'était plus vraiment tout à fait un monde, plus d'ici...

Les formes jaillissantes comme autant de points d'accroche pour fixer quelque chose n'étaient que révélations du passé, tirées d'un effet de matière autant que de lumière et s'auto-engendraient, coagulées en larges plissures verticales d'or vieilli à la vitesse lente mais inexorable de l'oubli, un abîme en dessous.

Saisir l'instant … Une faille vortex allait s’ouvrir aussitôt, par laquelle le tableau serait happé et se viderait tout entier pour se répandre partout et nous noyer dans sa marée d’outre-monde.

mercredi 18 novembre 2009

ouverture entre l'ocre et le bleu







D'un nouvel horizon qui de gris se déleste,


Elle empruntait un vaisseau mémoire aux accents veines d'azur pour trouver la légèreté de la plume d'oie et envisager l'un après l'autre les effets plastiques.


Le paradoxe de l'inverse du vide l'envahissait.


le blanc strident et profond s'appropriait la lumière puis s'engouffrait pour fondre sur la toile en un geste d'évasion attestant le ciel et fuir la rigueur rectiligne d'une banquise déchiquetée en blocs confondus, en surfaces et tons contradictoires perspectives, couleurs pures, délavées.

à lire comme une série de volumes désaccordés en matières.




jeudi 12 novembre 2009

Matière de nuit.




Projetée dans la nuit.

En matière concassée, le ciel s'invente les bleus.

Elle cherchait à entrer dans les ressources infinies de l'épaisseur des choses et se déclinait en vagues rêvées du temps, empreintes de ces journées d'hiver où l'océan mastic semblait s'évanouir à la surface du monde.

Unir les textures pourpres fondus et glacis,
lisser les ocres fauves,
les fossiliser,
les saisir dans un élan vital,
s'accrocher aux méandres de la nuit.

Faire murmurer simplement ces apparitions colorées qui couvent sourdement et surgissent de couches enfouies pour graver dans ce champ pictural une trace immanente.

Loin de ces rivages imaginés une lueur s'accroche à la rugosité d'une forme hasardeuse poudre broyée, encres mêlées.

A ces hôtes linéaires le calme et l'espace ainsi créés s'étendent et s'entendent comme , filets d'or,

Ailleurs,

Calmement dans sa mémoire éteinte des poudres terreuses explosaient en poussière.

lundi 2 novembre 2009

ennui


Elle en était là.

Ballotée entre des recherches qui ne demandent qu’à être poursuivies, des idées qui peuvent être mises en œuvre tout de suite et un calendrier de pas vers quelques migrations lointaines.

Ses pas ne cessaient de revenir
.

Elle s'emparait du paysage de ses pensées.

Associait ce sentiment à un carré émaillé d'émeraude pailleté de gneiss matière vivante, reflets changeants.

Juxtaposait l'horizon partagé de ses ombres voisines dégradées d'oxydes dorées à la feuille.

En accentuait les sons par des lignes en saillies qui
stabilisaient le vide comme des mots d'absences à l'ennui en révolte dans ces ruelles de toiles à l'état matière.

Tout se dissout, tout se détruit
: voyage abstrait

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